Les entreprises laitières d’élite savent qu’en faisant bien chaque petite chose, elles améliorent l’ensemble. Cette approche est un gage de succès, en particulier pendant la période critique de transition. Qu’il s’agisse du confort des animaux, des interactions humaines avec les vaches ou des protocoles sanitaires, chaque facteur joue un rôle crucial dans la réalisation des objectifs et la durabilité à long terme.
Investir des efforts supplémentaires pendant cette période, en particulier lorsqu’ils sont appuyés par une technologie de surveillance, génère systématiquement des résultats significatifs. Ces outils fournissent des données en temps réel qui permettent d’identifier les vaches à risque, d’optimiser les décisions de gestion et, au final, d’améliorer la santé et la production de lait.
Des recherches montrent qu’une mauvaise transition entre la gestation et la lactation peut entraîner une perte de 4,5 à 9 kilogrammes (kg) par rapport au potentiel de rendement laitier maximal, ce qui pourrait équivaloir à 900 à 1 800 kg de rendement laitier inexploité.
À l’échelle d’un troupeau, ces pertes potentielles s’accumulent rapidement. Cela démontre clairement que le moyen le plus rapide de rentabiliser votre investissement dans une technologie de surveillance est d’utiliser les données pour améliorer la gestion des vaches en transition.
Utiliser les données en prévêlage pour améliorer la santé après le vêlage
La période de transition peut être difficile autant pour les vaches que pour les producteurs. C’est à ce moment que les vaches sont les plus vulnérables, et les producteurs doivent démontrer des compétences hors pair en matière de gestion laitière. Toutefois, les informations recueillies sur le comportement des vaches et les réactions physiologiques pendant les semaines précédant le vêlage peuvent influencer profondément la manière dont les animaux sont soignés après le vêlage.
Par exemple, la durée de rumination avant le vêlage est fortement corrélée à la réussite de la période de transition. En effet, les chercheurs ont découvert que les vaches qui présentaient un temps de rumination, un temps d’alimentation, un temps de mastication, un temps d’inactivité, une température maximale et une activité plus faibles avant le vêlage avaient plus de risque de développer une cétose subclinique après le vêlage.
Les études montrent également que plus de 35 % de toutes les vaches laitières souffrent d’au moins une maladie clinique (métabolique et/ou infectieuse) et qu’environ 60 % des vaches souffrent d’au moins un épisode de maladie subclinique au cours des 90 premiers jours de lactation.
Les données de surveillance peuvent aider les fermes laitières à suivre des paramètres clés pour chaque vache et chaque enclos. En signalant une baisse de rumination ou des pics de température, les systèmes de surveillance aident les gestionnaires à intervenir avant qu’une vache ne développe une cétose ou une métrite, ce qui réduit les coûts de traitement et évite les pertes de lait.
Les utilisateurs peuvent alors déterminer si les problèmes concernent des animaux spécifiques ou s’ils touchent un groupe plus large. Ces informations peuvent être utilisées pour ajuster la gestion en prévêlage en fonction des besoins, ce qui se traduit par une période de transition plus saine, un pic de production laitière plus élevé et un meilleur retour sur investissement (ROI).
En plus d’identifier les vaches laitières qui nécessitent une attention particulière au moment de l’apparition de la maladie, les technologies de surveillance permettent de détecter les changements dans l’activité et le temps de rumination des vaches laitières avant même l’apparition de la maladie. Ces systèmes se sont révélés efficaces pour identifier les problèmes suivants avant qu’ils soient diagnostiqués par le personnel de l’exploitation :
- Rétention du placenta
- Hypocalcémie
- Troubles métaboliques et digestifs
- Métrite et pneumonie
- Cétose
- Lésions des onglons
Les technologies de surveillance peuvent aider à simplifier la gestion des vaches fraîches vêlées, en évitant l’examen de chacune des vaches pour se concentrer uniquement sur celles qui nécessitent une attention particulière. Grâce aux données individuelles sur les vaches et aux rapports de santé, les exploitations agricoles peuvent travailler avec une liste beaucoup plus restreinte de vaches présentant un risque élevé.
Ajuster les déplacements entre les enclos
Les exploitations laitières utilisent également les données pour mieux planifier les déplacements entre les enclos. Elles utilisent des indicateurs de santé tels que la rumination et l’activité pour transférer les vaches vers les enclos de lactation plus rapidement que dans les programmes de transition traditionnels.
En intégrant les données du système de surveillance dans le logiciel de gestion du troupeau, les utilisateurs peuvent définir des critères de déplacement. À mesure que les tendances se dessinent, les rapports indiquent quand les vaches doivent quitter l’enclos des fraîches vêlées pour rejoindre le groupe en lactation.
Les vaches qui répondent aux critères de performance retournent dans le groupe en lactation et bénéficient d’un niveau de nutrition plus élevé après un séjour plus court dans l’enclos des fraîches vêlées. Les vaches qui connaissent un départ plus difficile profitent d’un séjour prolongé et d’une attention particulière. Les données garantissent que chaque vache est transférée dans le groupe en lactation au moment opportun pour elle.
Ainsi, les décisions liées au changement d’enclos peuvent être prises avec plus de rapidité et de précision que par le passé. De plus, il est possible de suivre les tendances afin d’analyser le succès du protocole.
Maximiser l’efficacité du travail
Les technologies de surveillance favorisent également l’efficacité du travail en permettant aux employés de se concentrer uniquement sur les vaches qui nécessitent une attention particulière.
Ce changement allège le travail, réduit le stress et garantit que les interventions concernent le bon animal au bon moment. De plus, il est possible de réduire le nombre d’employés spécialisés, qui possèdent des compétences pour diagnostiquer les problèmes et intervenir au besoin, dans la zone de transition.
Lorsqu’il y a moins de personnes dans les enclos de transition, on observe une réduction du stress – autant chez les animaux que chez les humains – et une augmentation de la rumination. Par exemple, si une exploitation laitière trait 2 000 vaches et que les employés doivent en trouver 2, il y a de fortes chances que le responsable du troupeau ne soit pas trop stressé.
Mais lorsque l’équipe doit retrouver 600 vaches, il faut faire appel à de la main-d’œuvre supplémentaire. Cela perturbe la journée de tout le monde – celle des vaches et celle des employés – et bouleverse les routines et les activités, ce qui peut rapidement coûter cher.
Bien que les résultats puissent varier selon les exploitations, la tendance est claire : une réduction du stress et une gestion plus réfléchie se traduisent par des vaches en meilleure santé, des rendements plus élevés et un meilleur ROI.
Pendant la période précédant et suivant le vêlage, les données issues des technologies de surveillance automatisées permettent aux exploitations laitières d’agir plus tôt, de gérer plus intelligemment et d’obtenir de meilleurs rendements, une vache en transition à la fois.
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