Imaginez un monde sans vaches… difficile à imaginer, n’est-ce pas? En février, j’ai été invitée par l’entreprise Alltech à une projection exclusive dans un cinéma de leur nouveau documentaire intitulé « World Without Cows ». Le film cherchait à répondre à la question suivante : « Serions-nous mieux dans un monde sans vaches? » Les cinéastes Michelle Michael et Brandon Whitworth ont parcouru plus de 40 pays pour y observer l’importance culturelle et économique des vaches, leur rôle dans l’alimentation de la planète et leur impact sur le climat. Leur expérience n’a pas déçu. Difficile d’expliquer par écrit ce que les entrevues, les récits, les statistiques et les images m’ont fait ressentir pendant le film, mais tout ça m’a fait voir une réalité à la fois révélatrice et bouleversante.

Bender lora
Editor / Progressive Dairy en francais

J’encourage tout le monde à voir ce film dès sa sortie publique. N’hésitez pas à consulter le site web worldwithoutcows.com (en anglais seulement) et à demeurer à l’affût. Le panel de producteurs et d’experts de l’industrie ainsi que la période de questions après la projection ont également été très stimulants, faisant ressortir que le débat sur ce sujet ne faisait que commencer. J’ai quitté la salle inspirée, informée et enthousiaste à l’idée de partager tout ce dont je venais d’être témoin. Maintenant, j’ai l’intention de perpétuer l’héritage que les bovins apportent à la discussion, en contribuant à combler de manière durable le fossé entre producteurs et consommateurs.

Tout comme j’aime partager les histoires inspirantes des producteurs laitiers canadiens que l’on retrouve dans chaque numéro de Progressive Dairy – en français, j’aime découvrir l’héritage que nos prédécesseurs ont bâti afin qu’il puisse être transmis par les familles de génération en génération. Par exemple, vous pouvez lire le récit du parcours de la ferme laitière Antélimarck ici. Cette famille, qui en est à sa quatrième génération d’éleveurs qui, comme les précédentes, continue d’aller de l’avant en partageant sa passion pour les produits laitiers.

J’espère également que vous apprécierez l’entrevue avec Olivier Turmel de la ferme Comestar Holsteins ici. À seulement 17 ans, il s’appuie sur un héritage de renommée mondiale en matière de génétique laitière et de présentation en compétition. Il partage sa vision de son avenir, de la ferme familiale et de l’industrie laitière.

À titre personnel, je voudrais dédier ce numéro du printemps à ma grand-mère, décédée paisiblement le 30 mars dernier, à l’âge vénérable de 102 ans. Tout comme je ne peux imaginer un monde sans vaches, il m’est difficile en ce moment d’imaginer un monde sans Irene Katherine Bender, mais son héritage et les souvenirs qu’elles nous a laissés perdureront à jamais.

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Les moments passés avec ma famille ces dernière semaines, m’ont rappelé combien il est important d’être là les uns pour les autres. C’est un autre aspect que j’apprécie dans le fait de faire partie du monde merveilleux de l’industrie laitière : j’estime que nous formons une grande famille, fondée sur l’héritage, la camaraderie, la tradition et, bien sûr, l’amour des vaches.