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Dwayne Faber is a writer, speaker and dairy farmer. He and his family operate farms in Oregon. To...

Je n’aime pas les chats. Ma femme et mes trois filles, elles, les adorent! Puisque c’est moi qui mène dans cette maison, nous sommes officiellement une famille… avec des chats! Cependant, j’ai fixé la limite à deux chats et je suis probablement le seul rempart qui empêche les membres de ma famille de devenir des recluses vivant dans une maison avec plus de 300 chats.

Dans le débat entre chiens et chats, il n’y a aucune comparaison qui tienne! Un chien vous sera toujours fidèle. Si vous tombez, il courra chercher les voisins et les ramènera pour vous aider. Si les voisins ne sont pas à la maison, un chien composera littéralement le 911 et fera comprendre à la préposée d’envoyer une ambulance venir vous chercher en faisant un arrêt en chemin pour vous ramener votre pizza préférée. Si vous avez un chien à la maison ou à la ferme, vous n’avez nullement besoin d’un système d’alerte téléphonique. En guise de mise en garde, si votre chien pèse moins de 4,5 kg, le scénario ci-dessus ne s’applique pas. En fait, si vous avez un chien de moins de 4,5 kg, ce n’est pas un chien que vous avez, c’est un chat!

Si vous êtes un propriétaire de chat et avez un jour le malheur de faire une chute, j’ai de terribles nouvelles pour vous. Votre chat vous frappera la tête toutes les 10 minutes parce qu’il veut de la nourriture. Après avoir pris conscience de sa nouvelle liberté d’être sans propriétaire, il en profitera pour faire pipi et caca partout sur les meubles. Au bout de trois jours environ, votre chat commencera à vous manger.

Malgré tout mon dédain pour nos amis félins poilus, je concède qu’à la ferme, l’utilité des chats est absolument sans conteste. Il n’y a pas de meilleure solution pour venir à bout d’une population croissante de souris et de rats que de devenir le carrefour où sont abandonnés tous les chats des environs, des plus hideux ou infirmes en passant par ceux dont le comportement est exécrable. Dans la hiérarchie des sociétés de chasseurs-cueilleurs, les chats forment une unité d’élite qui éliminera furtivement tous les rongeurs d’une ferme.

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Chez les Faber, étant donné que nous sommes entourés de champs de maïs, nous étions chaque automne envahis par une armée de souris des champs se frayaient un chemin dans notre maison. Il n’y a rien de tel que de se traîner jusqu’à la salle de bain à deux heures du matin avec sa prostate vieillissante et de passer tout près de marcher sur une souris qui mange les restes de nourriture de la veille sur le plancher.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans la maison des Faber est apparue lorsqu’il est devenu évident que le camion de monsieur Faber transportait dans la chaleur de son bloc-moteur des rats de la ferme à la maison. Ce mode de transport n’était pas adapté, car les rats ont vite découvert que la minifourgonnette familiale, elle, offrait toutes les commodités et le nec plus ultra en matière d’aménagements, ce à quoi un rat de ferme n’était généralement pas habitué. La minifourgonnette offrait des zones de chaleur près du moteur ainsi qu’un trésor de Cheerios et de frites abandonnées par deux jeunes enfants qui préféraient jeter leur nourriture plutôt que s’en nourrir.

Cette invasion a atteint son paroxysme le jour fatidique où madame Faber, ayant besoin de prendre quelque chose de la boîte à gants, s’est retrouvée face à face avec le plus grand assassin de masse de l’histoire de l’humanité : le rat brun, responsable d’avoir décimé la population européenne d’environ 200 millions d’individus, victimes de la peste noire. Le cri qu’elle a poussé résonne encore dans les montagnes de l’est de la Serbie!

Je me souviens clairement de ce jour. C’était le 12 février 2015 à 15 heures : madame Faber m’a fait asseoir et m’a dit que nous devions soit accueillir des chats dans notre foyer, soit y accepter des rats, et que si je choisissais la deuxième option, ce projet n’impliquerait pas madame Faber. Après ce subtil ultimatum, j’ai cédé et c’est ainsi que deux chats ont fait leur arrivée chez nous, pour y vivre dehors comme à l’intérieur.

Bien que la solution à long terme fût toute trouvée, je me devais tout de même de gérer dans l’immédiat notre invasion de rats. Après avoir brièvement songé à mettre le feu à la minifourgonnette et à réclamer ensuite l’argent de l’assurance, j’ai décidé d’opter pour une approche plus proactive. À ce moment-là, nous avions des rats qui couraient dans les conduits de chauffage de la maison ainsi que dans la camionnette, alors j’ai placé des pièges collants à des endroits stratégiques dans les conduits de chauffage et partout dans la minifourgonnette en utilisant quelques Cheerios comme appât. Apparemment, les rats sont assez préoccupés par l’apport en fibres dans leur alimentation, car j’ai vite réussi à en retirer plusieurs de la circulation qui s’étaient collés aux pièges de la camionnette. Grâce au succès de mon programme d’extermination des rats de la camionnette, nous avons même cessé d’en voir et d’en entendre courir dans les conduits de chauffage.

Mais, il existe quelques paroles de sagesse qui invitent à se méfier des présomptions et, justement, je présumais que tous les rats avaient été éliminés, jusqu’à ce que nous commencions à remarquer qu’une odeur putride se dégageait dans la maison, odeur qui se manifestait quand le chauffage se mettait en marche. Oui, cher lecteur, vous vous êtes souvenu avant moi du piège collant placé dans le conduit de chauffage! Après avoir ouvert le registre du conduit, j’ai fait la découverte du cadavre gonflé d’un rat à un stade avancé de décomposition. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que madame Faber allait devoir me garder un peu plus longtemps, car se débarrasser de rats qui dégagent une odeur pestilentielle d’un conduit de chauffage était quelque chose qu’elle ne ferait jamais.

À mesure que nos chats ont atteint l’âge adulte, nous avons cessé de voir des rats et des souris. En fin de compte, c’est probablement madame Faber qui avait raison…

Dwayne Faber est écrivain, conférencier et producteur laitier. Lui et sa famille exploitent des fermes dans l’Oregon et à Washington. Pour le contacter, visitez son site Web dwaynefaber.com ou suivez-le sur Twitter (@dfaber84).