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Dwayne Faber is a writer, speaker and dairy farmer. He and his family operate farms in Oregon. To...

De nombreux parents qui ont des filles auront déjà vécu ce moment tant redouté… Ma fille m’a dit de m’asseoir et m’a lancé : « Il faut qu’on parle. »

Éprouvant une certaine nervosité, j’ai pris quelques grandes respirations et me suis assis avec elle en lui disant qu’elle pouvait toujours me parler et me raconter tout ce qui se passait dans sa vie. Elle a alors pris une grande inspiration puis m’a dit : « Je veux un cheval. »

Je lui ai dit de faire ses valises sur-le-champ et de commencer à chercher un logement. Je plaisante, bien sûr!

C’est intéressant de constater que dans le monde laitier, nous avons souvent une relation conflictuelle avec les chevaux. Je pense que cela vient de notre obsession à vouloir optimiser la production de lait tout en réduisant le plus possible les coûts d’alimentation. L’idée de transformer du foin et des céréales en un cheval est totalement contraire à cet objectif.

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Quand j’étais enfant, nous avons brièvement eu un cheval pour ma petite sœur, qui avait presque tout ce qu’elle voulait. De mon côté, je me souviens très bien d’une conversation où j’avais demandé un motocross à mon père et de sa réponse : tout investissement à la ferme devait produire du lait ou contribuer à cet objectif d’une manière ou d’une autre.

À première vue, l’achat d’un cheval semble n’impliquer que des dépenses fixes – le cheval, la nourriture – mais la réalité est plus complexe. Un passionné de chevaux ne peut se contenter d’une vieille remorque à bétail tirée par un pick-up Ford des années 90. Il lui faut impérativement une remorque à chevaux à 100 000 $ pour transporter ceux-ci aux concours. Apparemment, les chevaux s’ennuient dans ces remorques; c’est pourquoi des espaces y sont en plus aménagés afin que leurs propriétaires puissent y dormir en leur compagnie. Ce type de remorque ne peut être tirée par un camion de ferme ordinaire, mais uniquement par les meilleurs modèles des marques Ford, Chevrolet et Dodge.

L’extravagance ne s’arrête pas là. Les chevaux doivent désormais être logés dans des écuries de luxe avec manèges couverts offrant l’espace pour faire de l’exercice. Posséder un cheval n’est pas un simple passe-temps, c’est une véritable vocation!

Ma connaissance des chevaux me vient d’un souvenir particulièrement vif : celui d’un garçon de 15 ans qui rêvait de devenir cowboy et de conquérir le cœur de Shania Twain grâce à mes talents de cavalier. Ce rêve dura à peine 30 minutes, car ma vaillante monture décida de conquérir sa liberté, sans porter le fardeau d’un cavalier adolescent. Le cheval fonça d’abord à toute allure vers le nord, puis fit brusquement un virage à 90 degrés vers l’ouest.

Tandis que votre humble et intrépide cowboy continuait sa route vers le nord sans l’aide précieuse de sa selle, il se souvint de son récent cours de physique et d’une citation d’Isaac Newton : « Un objet en mouvement conserve sa vitesse et sa direction, à moins qu’une force extérieure ne s’exerce sur lui. » Sans que je le sache, la référence de monsieur Newton à une force extérieure était probablement inspirée de son expérience personnelle d’avoir galopé vers le nord sur un cheval qui, lui, filait soudainement vers l’ouest et d’avoir subi l’attraction gravitationnelle exercée sur son corps par la terre ferme.

Cette expérience m’a profondément marqué et a anéanti chez moi tout espoir de nouer un jour un partenariat fructueux avec les chevaux et autres équidés.

Je ne veux pas dénigrer les chevaux ni les personnes qui les affectionnent, car ce sont sans conteste des animaux magnifiques. Qui plus est, ils ont un rôle important à jouer pour éloigner les jeunes filles des garçons! Voilà pourquoi nous avons prévu des cours d’équitation la semaine prochaine et nous recherchons activement une remorque pour chevaux.