Dans le contexte où j’écris cet éditorial un mois avant l’arrivée de la nouvelle année, je fais l’exercice de vous prédire ce que je ressentirai lorsque sonneront les douze coups de minuit le 31 décembre prochain : à quel endroit me trouverai-je et que serai-je en train de faire? 

Bender lora
Editor / Progressive Dairy en francais

En ce moment, il reste un peu moins d’un mois à l’année 2023, mais mon esprit est déjà en février 2024, alors que je partirai à Washington D.C. d’abord, puis en Floride dans le cadre du Programme avancé de leadership agricole (AALP) afin d’étudier l’agriculture chez nos voisins du sud.

Même si j’essaie de vivre dans le présent, j’aime prédire ce dont je pourrais avoir besoin dans le futur. Bien sûr, on ne peut jamais prévoir chaque rebondissement que la vie peut nous réserve. 

Cela me fait penser à ce que nous dit Scott Plagerman : « Une bonne préparation est essentielle toute l’année. » Comme producteur laitier en Alaska, celui-ci doit se préparer au pire pour survivre. Il explique ne jamais perdre de vue la priorité qui est d’« être prêt pour affronter l’hiver en tout temps » car tous les efforts mis en œuvre pour se préparer aux températures de -40 °C finissent par porter fruit, que ce soit pour le bien-être de sa famille, celui de ses vaches ou ses résultats financiers.

Même si j’espère ne pas avoir à me préparer pour le froid en m’en allant au sud de la frontière, une bonne préparation est néanmoins de mise car je souhaite optimiser mon temps pour profiter au maximum de l’expérience. Lorsque je voyage, j’aime me téléporter mentalement dans le futur pour prédire ce qui pourrait ou non arriver, afin d’être prête au meilleur comme au pire des scénarios avec les ressources dont j’aurai besoin. 

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De la même façon que lorsqu’il est question de prévoir les taux d’intérêt, il importe d’examiner quel pourrait être le meilleur choix pour votre ferme? Après avoir lu l’article de FAC, je sais maintenant que cela ne fait pas de mal d’évaluer ses options, car il n’y a pas de réponse universelle et chaque situation est unique.

Avec la technologie actuelle, je suis certaine qu’il existe une application pour ça. Cependant, comme Dwayne Faber le conseille sur le ton de l’humour, on ne peut pas toujours faire confiance aux météorologues ni à tous ceux qui pensent qu’ils en sont un. 

Je me souviens de la fois où, pour le temps des Fêtes de 1999, nous nous étions rendus en famille en Australie et en Nouvelle-Zélande. Nous avions dû écourter nos vacances car il était indispensable que mes parents soient à la maison pour accueillir l’an 2000, juste au cas où leur ordinateur tomberait en panne à cause du bogue de l’an 2000. Ils possédaient une entreprise de services téléphoniques interurbains et la paranoïa provoquée par les médias et la peur de l’inconnu étaient bien réelles. Même s’ils se préparaient au pire, seul le temps nous le dirait. Au moment où minuit a sonné… heureusement, rien ne s’est passé! Leur planification avait-elle été une perte de temps? Je ne crois pas, du moins pour leur santé mentale, et, qui sait, c’est peut-être à cause de leur préparation que rien ne s’est passé finalement.

Alors cette année, j’affronte la peur en face! Je suis curieuse et pleine d’enthousiasme de ce que cette année bissextile réserve au monde agricole – surtout après avoir lu les articles de ce numéro – et à moi-même. J’entrevois beaucoup d’apprentissage et d’exploration, à mesure que je poursuis le programme AALP et que j’essaie de me tenir au courant des dernières technologies. Je vous souhaite une bonne année et une bonne lecture!